Les applications au service des victimes de violences sexuelles ou sexistes fleurissent ces dernières années à la faveur du mouvement MeToo. L’application “Hehop” notamment permet de collecter des preuves (audio, photo, et vidéo) lorsqu’on est victime de violences conjugales, de harcèlement ou d’agression.

Vous êtes en danger ?

Vous activez l’enregistrement, moyennant une commande vocale que vous seul connaissez et que, bien entendu, vous avez préalablement programmée – c’est mieux. La fonction photo vous permet ensuite d’attester de la réalité de vos blessures, la capture écran mentionnant également la date, l’heure, et le lieu de l’agression. Si vous êtes témoin, enfin, vous pouvez, de la même façon, filmer ce que vous voyez. Toutes ces données sont ensuite cryptées, et envoyées à un serveur externe ultra-sécurisé : vous pourrez donc y avoir accès même des années après, que votre téléphone ait été perdu, volé, ou cassé entre temps. C’est bien, parce qu’on sait le temps nécessaire aux victimes, dans ce type d’affaire, pour engager toute démarche judiciaire.

Pour résumer :

L’application HeHop a pour but de dissuader les différentes formes de violence. Et ceci dans la sphère privée, professionnelle et publique en mettant gratuitement à disposition du grand public une application qui permet de transformer un fichier (photo, vidéo ou audio) en une preuve devant les tribunaux. HeHop permet en effet d’apporter une preuve de situation, de fait, en enregistrant et sécurisant tous les éléments de cet événement (fichier photo, vidéo ou audio) en temps réel et sans que le fichier ne soit modifiable grâce à la blockchain.

HeHop est donc une application qui permet de réaliser un constat d’état, d’existence, de situation.

Le Harcèlement sexuel

Le harcèlement sexuel est ainsi : tout comportement (propos, gestes, écrits…) à connotation sexuelle imposé à une personne de manière répétée (au moins deux fois). Le refus de la victime n’a pas à être explicite, mais peut « résulter du contexte dans lequel les faits ont été commis, un faisceau d’indices pouvant ainsi conduire le juge à retenir une situation objective d’absence de consentement » (Circulaire du 7 août 2012).

Le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur et la recherche (ESR), à l’instar des autres violences sexuelles, est une réalité méconnue, ponctuellement redécouverte à la faveur de l’actualité politique, judiciaire ou de « faits divers ». Il prend alors des allures de scandale qui masque son ampleur, dont seuls les témoignages et les plaintes des victimes rendent compte, puisqu’aucune enquête exhaustive ni aucun sondage n’a jamais été mené sur le sujet, que ce soit auprès des étudiant·e·s, des personnels administratifs ou des enseignant·e·s.

Source :

France Inter : https://www.franceinter.fr/

Le harcèlement sexuel. Guide pratique pour s’informer et se défendre. De CLASCHES

Le site de l’application HeHop https://hehop.org/